27/01/2011

Tornando dalle ferie

Tornando dalle ferie
solo macerie
peggio del terremoto
il capannone vuoto
i macchinari spariti
e noi li’ spauriti
a piangere a imprecare
a disperare
per terra tutto sporco
quel porco
non ha nemmeno pulito
ha preso tutto e è partito.

Mi guardo intorno
a casa non torno
con la moglie non piglia
e cosa dico alla figlia ?
Aldo Rodolfo Tino
ci anneghiamo nel vino
maledetto cornuto
se ti prendo ti sputo
ti rovino ti ammazzo
barcollo, esco pazzo
si fa sera e domani
si presenta da cani.

Sto male. Nel cesso
giuro che adesso
mi mettero’ a caccia
della tua brutta faccia
poi ci penso
chissà dove sei, in compenso
scrivero’ al giornale
le tue schifezze, maiale
ma anche questo poi
a che serve, sono amici tuoi
oddio la mia testa il cuore
troppo dolore.

Vago nella notte
con le ossa rotte
come una battaglia
bandito canaglia
mi hai distrutto la vita
meglio farla finita
ero un operaio, ecco
adesso sono solo un vecchio
pero’ non saro’ mai un barbone
dentro un cartone.
Addio a tutti, finisce qui
meglio cosi’.

16/01/2011

Sto dalla tua parte

Sto dalla tua parte
lo sono sempre stato
sono uno dei tuoi
da quando sono nato.

Lo so, tu non mi conosci
al massimo avrai visto
la mia foto sul giornale
una faccia allucinata dalle botte
dei carabinieri nella notte
e avrai pensato
un altro disgraziato
che finisce male
cosa crederà di fare
sarà un fascista o un servo del padrone
poi un giorno sei sceso in piazza
e l’hai gridato
chiaro e tondo
la vostra rivoluzione
non la voglio
levatevi di torno.

Allora ho smesso
di starti addosso con la mia follia
le armi con cui credevo
di dare con te l’assalto al cielo
le ho buttate via
insieme alla teoria
tanto eccellente
che non è servita a niente
da solo ho pianto
disperato
per giorni settimane mesi
poi me ne sono andato.

Intanto tu davi battaglia
alla tua maniera
dentro la fabbrica
mattina e sera
ma ti han cacciato fuori
hai creduto alle istituzioni
ma ti hanno preso a ceffoni
ai tuoi dirigenti
ma sono sempre più impotenti
e tu a sperare ancora
ma di vittorie niente
solo dolori
e tu a barcollare
ormai ti lasci andare
intorno a te è cambiato tutto
ogni giorno più duro
ogni anno più brutto.

Fratello figlio padre
ascolta adesso
in quel mare
di cui eri cosi’ fiero
nuotavo anch’io
vedi tu stesso
prima hanno pescato noi
poi vi hanno pescato tutti
e prosciugato l’acqua
fratello figlio padre
come me sconfitto
osserva con rabbia
quel mare coperto dalla sabbia
e il profitto
ergersi sulle nostre spoglie
serpente a sonagli della morte
nel deserto
nè alberi nè foglie
solo una cassaforte.

Da quando sono nato
sono uno dei tuoi
lo sono sempre stato
sto dalla tua parte.

13/01/2011

Comme des boucliers

Tant et tant d’années
plus tard
toujours des étudiants
toujours des policiers
face à face
un peu partout en Europe
on dirait la même histoire et pourtant
tout a changé.

Ces temps-là
on combattait encore
le drapeau rouge à la main
le passé nous tenait compagnie
nous poussait vers l’avant
le siècle fut court de la Commune à Mai
après
un millénaire s’est écoulé.

Maintenant le passé
c’est du brouillard
le présent du noir
quant à demain,
il n’y a pas de demain
tous suspendus nulle part
regardez le temps qu’il a fait
pendant toutes ces années.

Il a fait le temps cruel de la défaite
des larmes de la prison
le temps pourri de la bourse
des affaires du mensonge de la course
le temps visqueux de la pub de la télé
le temps vide du chômage
l’aigle puissant
réduit en cage.

Pourtant sous les pavés
il y a toujours la plage
mais il a fallu creuser
chercher où elle s’était cachée
cette mer lointaine cette île perdue
à Rome les étudiants l’ont trouvée en décembre
en défilant avec des titres de romans
comme des boucliers.

05/01/2011

Je vais dans le métro

Je vais dans le métro
mais je n’ai pas de boulot
je monte je descends je change
derniers jours de la carte orange
puis je sors
je prends le bus
mais déjà
loin du terminus
tout le monde descend
à un kilomètre
dans le froid vif
il y a la manif.

De loin je vois des ballons
pancartes drapeaux
j’entends des cris
musique je m’approche
j’ai hâte d’y être
de me couler dedans
manifestant
alvéole dans ce cœur
que je pressens
immense comme l’était son manque
mais pour l’instant
j’ai froid.

J’ai les frissons
des défaites subies
depuis des années
nous seuls
les autres triomphants
proclamer de partout
leur modernité
de possedants
vieille comme le monde
pourriture de l’argent roi
pour le moment
j’ai froid.

Je me presse j’y suis
dans cette foule qui est la mienne
qui coule
s’enroule s’arrête reprend
crie
elle est bientôt finie
cette nuit du Fouquet’s
du mensonge
de l’oubli
le peuple crie
ce qui doit finir
ce qui doit venir
j’ai moins froid.

Puis je vois la Justice
attaquée par les corbeaux
ensanglantée
elle fait face
mais je ressens le poids
de sa lutte
qui l’affaiblit chaque jour
il n’est pas sûr
qu’elle gagne
ni nous non plus
mais il le faudra
il fait trop froid.

Je vais dans le métro
toujours pas de boulot
je monte je descends je change
même plus de carte orange
je ne sors pas
avec mon feutre
sur les affiches metrobus
j’écris terminus
tout le monde descend
mots de révolte
mots d’amour pour toi
il fait moins froid.

01/01/2011

Augurio di Capodanno

Siete ricchi a palate
e fate schifo
vivete in palazzi blindati
e fate schifo
uscite impellicciati
ingioiellati
alla guida di macchinoni lustrati
nei vostri vestiti firmati
e fate schifo
fate pena
fate pietà
solo a vedere le vostre mani in pasta
le vostre grinfie sporche
abbarbicate alla città
le vostre facce aguzze di furbizia
e di volgarità
le vostre mascelle urlanti
strombazzanti
contro neri
terroni
migranti
c’è da sentirsi male
da vomitare
che dolore dà
poveri noi
che tristezza pensare
che siete voi
 l’Italia ormai
o almeno la sua pessima metà.

Senza di voi B e B
si leggerebbe ancora
Bed & Breakfast
senza di voi
quella coppia forsennata
chissà magari
non sarebbe neppure nata
certo non sarebbe niente
invece grazie a voi
eccola qui potente
da vent’anni
grazie a voi
un Cavaliere aiutato da un Matto
ha sciolto di fatto
la nazione
nell’acido delle sue tivù
grazie a voi
i due compari insieme
hanno spaccato il paese
sparso a piene mani
corruzione e ignoranza
coltivato l’odio
seminato illusione
ridotto lo stivale
al fango
alle veline
a un ghigno di carnevale.

Allora vorrei pregare.

Angeli del cielo
ridateci speranza
ridateci il sorriso
che il paese vero
si rifaccia vivo
quest’anno
augurio di Capodanno.

31/12/2010

Polis poetica


Venez                                                                      
âmes révoltées                                                     
trempez                                                                                          
vos plumes                                                            
dans le sang                                                          
venez jeter                                                            
par-dessus bord                                                   
passé et présent                                                   
aidez ce monde nouveau                                  
qui attend                                                              
d’être accouché                                                   
arrachez-le des entrailles                                  
du néant                                                                
et avec lui sortez                                                  
dans la lumière crue du jour.

Venite
anime ribelli
intingete
la vostra penna
nel sangue
venite
a buttare a mare
passato e presente
ad aiutare
il mondo nuovo
che attende
d'essere partorito
strappatelo
dal ventre del nulla
e uscite con lui
nella cruda luce del giorno.

17/12/2010

Juillet

           
Voici un grand pays
terre de sueur et de sang
voici un peuple puissant
réuni
depuis longtemps
dans une grande nation
depuis ce jour de juillet
qui a vaincu l’oppression
et incendié
le cœur des hommes
dans toutes les contrées
depuis ce jour d’été
où les trois mots
liberté
égalité
fraternité
ont cessé d’être des mots
et sont devenus lumière
ici et sur la terre entière
sont devenus bannière
d’humanité
sont devenus des cris
par millions
sont devenus des vies
nos propres vies
nos chairs brûlantes de passion
et de poésie.

Mais maintenant
que se passe-t-il
peuple de France
on te dirait perdu
comme un enfant
dans une forêt étrange
toi qui étais si sûr
si fier
sachant le bon chemin
et le montrant
contre vents et marées
quel que soit le danger
et quel que soit le temps
maintenant
regarde-toi
tourner ici et là
chagrin
amer
tomber dans des impasses
ou des ravins étroits
toi qui avais tracé la route
on dirait que le doute
a rongé ton esprit
mité ton jugement
éteint tes sentiments.

Pourtant à bien voir
dans la nation
les braises couvent encore
et rien n’a été oublié
ni la révolution
ni la trahison
alors peut-être
que la raison est autre
alors peut-être
qu’on a juste essayé
de te laisser croire
année après année
de t’inculquer
peuple de France
que ta souffrance
vient de toi
de ton incompétence
à escalader
leurs grandes montagnes
de chiffres
de ton inappétence
à te noyer
dans le fatras
économique
à ingurgiter
des statistiques
en guise de repas.

Mais tu ne souffres pas
de ces maux-là
ta désespérance
vient
de ce que tu ne sois plus toi.

Elle vient de la nuit
de ton âme abandonnée
de tes rêves
qu’on a voulu briser
en les traitant de ringards
de vieilleries inutiles
des rêves à remplacer
par des courbes
des graphiques
des indices
des rêves à éliminer
pour que les riches
d’ici et de la planète entière
puissent te rire au nez
et pour que tu ailles te battre
désormais
non plus contre eux
mais contre tes propres frères
de par ce vaste monde de misère.

Ecoute ton cœur
battre et pulser
dans le silence
qui précède l’ouragan
dans la violence ou la douceur
la nuit ou le jour
ton âme indique toujours
juillet.

10/12/2010

Rosso

Rosso
com’è rosso il sangue
che schiuma e ribolle
dentro il corpo immenso
dei popoli
sangue che su ogni terra
ancora scorre
sangue che a pozzi a fiumi
fu versato.

Rosso
com’è rosso il cuore
da tutto quel sangue irrigato
dentro il corpo straziato
dei popoli
cuore che su ogni terra
ancora batte
cuore che tante sconfitte
hanno stremato.

Rosso
com’è rosso il fuoco
dal sangue e dal cuore acceso
dentro il corpo immenso e straziato
dei popoli
fuoco che su ogni terra
ancora cova
fuoco che torrenti di pietre
han devastato.

Rossa la bandiera
rossa l’anima mia
rossa la sera
che infiamma la poesia
rossa la mano tesa a tutti voi compagni, fratelli
rossa la ferita
che non è mai guarita
rossa la speranza
e la disperazione
rossa la mia canzone
rossa la stanza
dove noi fummo tutto
rossa la vita
e tu che sei partita
rossa la nostra storia.

Noi fummo gli schiavi
contro Roma
arrogante di potenza
i gladiatori
che incendi di violenza
appiccarono con Spartaco all’Impero
noi fummo i pescatori
di Gesù
che nel mondo intero
accesero lampi d’amore e di virtù.
Storie diverse
identico il castigo.
Incatenati
scherniti e flagellati
tutti morimmo a stento
a mille croci inchiodati.

Noi fummo maya inca aztechi
sgomenti
di fronte a quei soldati
figli di terre ignote
e da ignoti morbi abitati,
ferrigni spettri
spediti a far razzia
ebbri di sangue e d’oro.
Davanti a loro
nè inginocchiarsi servi’
nè la battaglia.
Nelle città sugli altipiani
morimmo come topi
morimmo come cani
e sull’antica terra
delle pelli rosse
solo resto’
di noi
qualche bambino
vagante al bordo delle grandi fosse.
Allora
l’esercito assassino
s’inquieto’
non del corruccio del cielo
silenzioso e stanco
no
l’uomo bianco
tremo’
per il bottino.
Con quali braccia
ormai portarlo via
se gli uomini forti
sono tutti morti?

Ah ma laggiù c’è un continente
riserva di una pelle ancor più scura
una pelle di schiavi per natura
una pelle dura
che non costa niente;
cosi’ l’Africa
un mattino
incontro’
il suo tragico destino
di schiavitù
massacri torture impiccagioni
lamenti senza fine
nei campi di cotone
canti rivolte ghetti
umiliazioni
noi fummo
noi siamo ancora
noi popolo nero
e fiero
sotto il tallone.

Rossa la bandiera
rossa l’anima mia
rossa la sera
che infiamma la poesia
rossa la mano tesa a tutti voi compagni, fratelli
rossa la ferita
che non è mai guarita
rossa la speranza
e la disperazione
rossa la mia canzone
rossa la stanza
dove noi fummo tutto
rossa la vita
e tu che sei partita
rossa la nostra storia.

Noi fummo i sanculotti
di Parigi
sulle picche inalberando
marchio d’insurrezione
la testa del Borbone
noi fummo i soldati
di Marsiglia
cantando in marcia
contro la vecchia società
il furore
della nuova umanità
noi la dichiarazione
d’uguaglianza
di libertà
di fratellanza
noi la rivoluzione.

Eri tu Marianna
e io forse Saint Just?
quando si sfilava insieme
e insieme si correva
alzando alto il pugno
e giù il passamontagna
prima di soffocare
dentro il fumo
i candelotti
di mille poliziotti
prima di lanciare
sassi e bottiglie
e poi scappare.
Marianna e Saint Just
nella piazza d’Italia
per un mondo migliore
nella battaglia
uniti
dall’amore.
Ma io volevo di più
a me non bastava
correre e gridare
contro la miseria
la prepotenza e la viltà
io per strapparle via di là
via dalla nostra terra
via dalla nostra vita
ero pronto alla guerra
io volevo sparare.
Tu no
tu la tua impazienza
non la mischiavi mai
alla violenza
io che dicevo dai
andiamo
a dar l’assalto al cielo
tu che alzavi gli occhi
e mi dicevi
andiamo
là dove solo noi possiamo
il cielo è vicinissimo
eppur cosi’ lontano.

Questa è la sera
questa è la notte
dove escono i lupi
è troppo tardi ormai
anche se è sempre vera
anche se è sempre intera
innapagata
la sete di giustizia
e calpestata
questi son tempi cupi
perchè è già successo tutto
rivoluzione
gioia
disperazione
e lutto.

E’ già successo Ottobre
tutto il potere ai soviet
degli operai e dei soldati
contro la guerra
ammutinati
contro la fame
contro il terrore
degli zar armati
grazie compagno Ilitch
d’averci organizzati
grazie delle tue parole
prendiamoci la terra
a morte l’oppressore
è l’ora della vittoria
è l’ora della storia
falce e martello
nel cielo dell’inverno
sul palazzo di Pietro
inalberati
la neve è quasi calda
e lieve l’aria
della prima dittatura proletaria.
Pero’ compagno Lenin
quanto dura la guerra
quanto è lunga la fame
mentre il terrore
ingigantisce
ogni giorno
ci avvinghia tutto attorno
ci stritola
ci ammutolisce
pero’ compagno Stalin
ormai la nostra vita
è un recinto spinato
il paradiso sperato
che tanto
ci è costato
è diventato
un calvario
una pena infinita. 
Volodia dove sei
vieni a gridare
con me
la tua rivolta
ma tu ti sei sparato
al cuore
e il tuo sangue cola
sulle folle sterminate
piangete
anime morte
piangete forte
dentro l’inferno
anime dannate
senza più poesia
folle folle
follia.

Dolcezza mia
tienimi per mano
tienimi stretto
il vecchio mondo
è volato via
eppure è sempre lo stesso
sotto il letto
ho lasciato la pistola
sopra di noi il tetto
è diventato cielo
è diventato mare
sparare
non è bastato
a trasformare la terra
a squarciare il velo
ma il tuo corpo soffice
e leggero
quello potrebbe forse
oggi adesso
appagare
il palpito violento
del mio cuore
spegnere il fuoco
almeno per un poco
amore
non andare via
non lasciarmi solo
vedi come ti imploro
come piango e rido con te
Lili’
resta con me.

Rossa la bandiera
rossa l’anima mia
rossa la sera
che infiamma la poesia
rossa la mano tesa a tutti voi compagni, fratelli
rossa la ferita
che non è mai guarita
rossa la speranza
e la disperazione
rossa la mia canzone
rossa la stanza
dove noi fummo tutto
rossa la vita
e tu che sei partita.