propagé par d'odieuses gazettes
vous-même, je dis!
à travers les trous de la maille
humez l'improbable cuirasse
aux certitudes brûlées
oui, vous-même!
levez-vous
écoutez, si encore
regardez au cas où
des oreilles, des yeux
vous seraient restés
en dépit de vos efforts oedipiens
pour vous rendre
éternellement aveugles
et sourds
vous qui choisissez la nuit
je dis vous
comme je dis nous tous
qui choisissons la nuit
afin de ne plus
rien entendre ni voir
afin de jamais plus
rendre des comptes à la vie
levez-vous enfin
abandonnez mollusques
et diaphanes puanteurs de l'ombre
désertez les espaces en ruine
de l'infectieuse misère
à laquelle vous tenez
bras et jambes collés
comme sur un manège en folie
à laquelle vous êtes accrochés
comme à l'ultime refuge
avant l'abîme
écoutez enfin! regardez enfin!
L'invisible est là.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire